Publié le vendredi 23 janvier 2009

Fidel réapparaît en photo et évoque sa mort peut-être prochaine

23 01 2009

( Agence France-Presse - Buenos Aires ) - Le dirigeant cubain malade Fidel Castro, 82 ans, est réapparu sur des photos publiées vendredi par la présidence argentine, les premières depuis deux mois, alors qu'il a pour la première fois évoqué sa mort peut-être prochaine dans une «réflexion» parue dans la presse locale.

Sur l'une des photos qui n'ont pas été publiées dans les médias cubains, on peut voir Fidel Castro, debout, en survêtement de sport, aux côtés de la présidente argentine Cristina Kirchner qu'il avait reçue mercredi dans sa «retraite médicale».

Les photos du «Comandante», les premières publiées depuis le 18 novembre, ont été prises par les autorités cubaines - qui les ont remises jeudi soir à Mme Kirchner en visite à Caracas - qui n'ont pas permis aux photographes de la délégation argentine d'assister à la rencontre tenue dans un lieu secret.

La rencontre avec Mme Kirchner était intervenue sur fond de rumeurs sur une aggravation de l'état de santé de Fidel Castro.

Ce dernier n'avait plus reçu de chef d'État étranger depuis novembre et n'avait plus publié de «réflexions» depuis le 15 décembre hormis un laconique message pour le 50e anniversaire de la Révolution le 1er janvier.

Le «Comandante» a tenté de donner une explication à son silence médiatique d'un mois, dans une brève «réflexion» où il parle pour la première fois de sa mort comme d'une éventualité peut-être proche qui, selon lui, ne doit pas perturber le cours des choses au sein du gouvernement de son frère Raul.

Il y fait l'éloge des «idées sincères» du nouveau président américain Barack Obama, mais évoque aussi sa propre mort en disant «espérer» ne pas être encore de ce monde à la fin du mandat d'Obama dans quatre ans.

«J'ai diminué les Réflexions comme je me l'étais proposé pour cette année, afin de ne pas interférer ou de gêner les compagnons du Parti et de l'État dans les décisions qu'ils doivent prendre» face à la crise financière mondiale, a écrit l'ancien président cubain.

«Je me sens bien, mais j'insiste: aucun d'eux ne doit se sentir impliqué par mes éventuelles Réflexions, ma grave maladie ou ma mort», a-t-il ajouté, laissant entendre que ses éditoriaux, plus de 150 depuis mars 2007, auraient pu indisposer des membres d'un Parti divisé entre partisans de réformes et conservateurs.

Fidel Castro a dû céder le pouvoir en juillet 2006 à son frère Raul, numéro deux du régime, à la suite d'une grave hémorragie intestinale. Il n'a plus fait depuis d'apparition publique mais reste présent sur la scène médiatique par le biais de ses réflexions dans lesquelles il se pose en gardien de l'orthodoxie.

«J'ai eu le rare privilège de pouvoir observer pendant très longtemps l'actualité. Je reçois l'information et médite calmement sur les événements. J'espère ne pas avoir à jouir d'un tel privilège dans quatre ans quand le premier mandat présidentiel d'Obama sera achevé», a-t-il conclu ce message intitulé le «onzième président des États-Unis» depuis la Révolution cubaine de 1959.

Raul Castro, 77 ans, avait lui assuré mercredi que si son frère était gravement malade, il ne pourrait effectuer, comme il est prévu, un voyage présidentiel en Russie à la fin du mois.

«Il fait de l'exercice, pense beaucoup, écrit beaucoup, me conseille et m'aide», a assuré Raul Castro qui avait promis à son arrivée au pouvoir des «réformes structurelles» pour relancer une économie exsangue, contrôlée à 90% par l'État.

Mais les réformes promises n'ont guère avancé en raison, selon des experts, de l'opposition de l'aile conservatrice du Parti qui doit en principe tenir en octobre un important congrès, le premier depuis 1997, pour définir la politique à suivre.




La commémoration de la bataille des plaines d'Abraham sème la zizanie

23 01 2009

( La Presse Canadienne - Québec ) - Même si «les Français y ont mangé une moyenne claque», la célèbre bataille des plaines d'Abraham doit être commémorée en 2009, croit l'organisme fédéral chargé de souligner le 250e anniversaire de l'affrontement historique.

En dépit des critiques, la Commission des champs de bataille nationaux demeure déterminée à présenter l'été prochain une reconstitution de la bataille, au cours de laquelle 2000 à 3000 figurants incarneront les troupes de Louis-Joseph de Montcalm et de James Wolfe sur les lieux même de la débâcle française.

«Les historiens nous disent qu'on ne peut pas passer à côté de la bataille des Plaines parce que dans l'histoire de l'Amérique et de l'Europe, elle s'inscrit comme l'une des batailles majeures», a affirmé vendredi le président de la Commission, André Juneau, lors d'un entretien accordé à La Presse Canadienne.

Plusieurs voix s'élèvent cependant contre ce projet de reconstitution de l'histoire. Nombre de nationalistes jugent inacceptable de «célébrer» la défaite de la Nouvelle-France aux mains des Anglais. Le Réseau de résistance du Québécois, un regroupement d'indépendantistes, promet «une grande manifestation» l'été prochain à Québec pour perturber les activités de commémoration. «C'est de la propagande fédérale», a fulminé le vice-président du RRQ, Pierre-Luc Bégin.

Le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent, partage la même indignation. «Il est aussi illogique de demander au peuple québécois de commémorer la pire défaite de son histoire que de demander au peuple français d'en faire autant pour souligner leur défaite contre l'Allemagne nazie (en 1940)», a-t-il argué dans un communiqué.

Mais pour le président de la Commission des champs de batailles nationaux, les Québécois sont parfaitement en mesure de faire face à leur histoire. «Je suis conscient qu'on a mangé une moyenne claque en 1759, en 1760 puis en 1763, mais on s'est relevé de ça, après 250 ans», a fait valoir M. Juneau.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

23 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le vendredi 23 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Neige. Accumulation de 5 à 10 cm. Poudrerie par endroits au cours de la nuit. Vents du nord-est de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers vers minuit. Vents devenant d'ouest à 20 avec rafales à 40 au cours de la nuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 7 ce soir puis à la baisse.

Samedi:

Neige cessant le matin. Dégagement par la suite. Poudrerie par endroits en matinée. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40. Températures stables près de moins 16. Refroidissement éolien de moins 28 en après-midi.

Samedi soir et nuit:

Quelques nuages. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers en soirée. Minimum moins 26. Refroidissement éolien de moins 33.

Dimanche:

Ensoleillé. Maximum moins 17.

Ensoleillé. Minimum moins 25. Maximum moins 16.

Mardi:

Ensoleillé. Minimum moins 22. Maximum moins 16.




Négos rompues au Journal de Montréal

23 01 2009

( Presse Canadienne - LaPresseAffaires.com ) - Les négociations sont rompues au Journal de Montréal, selon ce que rapporte vendredi la partie syndicale.

Les deux parties se sont rencontrées jeudi matin à la demande du conciliateur que le gouvernement du Québec avait nommé dans le dossier, Pierre-Marc Bédard.

Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal, affilié à la CSN, accuse l'employeur d'avoir rompu les discussions en quittant la table de négociation, jeudi.

Le président du syndicat, Raynald Leblanc, soutient qu'en aucun moment, la direction du journal n'a tenté de trouver une solution négociée.

Pour sa part, la direction a accusé jeudi le Syndicat des travailleurs de l'information du quotidien de vouloir conduire la négociation dans une impasse. La présidente et éditrice, Lyne Robitaille, affirmait que le syndicat était revenu à la table des pourparlers avec une copie conforme de sa proposition de la semaine dernière.

Au cours de la fin de semaine, le comité de mobilisation syndical établira la stratégie à suivre, désormais.




La face cachée de la Lune autrefois visible?

23 01 2009

( Ciel et Espace ) - Un gros astéroïde pourrait avoir percuté la Lune il y a 3,9 milliards d'années, ce qui l'aurait complètement retournée pendant quelques dizaines de milliers d'années.

Aujourd'hui, notre satellite nous présente toujours la même face, car sa rotation est synchrone : elle met autant de temps pour faire un tour sur elle-même que pour faire le tour de la Terre.

Or deux scientifiques français, Mark Wieczorek et Matthieu Le Feuvre, de l'Institut de physique du globe de Paris, ont montré qu'un violent impact aurait brisé cette rotation synchrone.

Après avoir analysé l'âge et la répartition de 46 cratères lunaires, ils ont conclu que, dans un lointain passé, l'hémisphère ouest avait été beaucoup moins bombardé par des astéroïdes que l'hémisphère est.

Pourtant, comme c'est l'hémisphère ouest qui avance en premier dans le sens dans lequel la Lune orbite, il est davantage exposé aux impacts – sur le même principe que lorsqu'une voiture roule sous la pluie, elle reçoit plus de gouttes sur le pare-brise qu'à l'arrière.

C'est ce qui suggère qu'autrefois, un choc aurait pu rendre la face cachée visible.

Des images de la sonde Chandrayaan, actuellement en orbite autour de la Lune, devraient apporter de nouveaux indices à cette hypothèse.

( Myriam Détruy, le 22 janvier 2009 )




Québec - Secteur aquatique
Journée déterminante

23 01 2009

(Radio-Canada.ca/Québec ) - Les 425 syndiqués du secteur aquatique de la ville de Québec sauront vendredi s'ils gardent leur emploi. La Ville de Québec envisage de confier à un sous-traitant la tâche de ces employés qui regroupent principalement les moniteurs et les sauveteurs des piscines publiques.

Les syndiqués du secteur aquatique travaillent surtout à temps partiel. Ils n'ont ni régime de retraite, ni banque de congés maladie. Ils reçoivent en moyenne 16 $/h.

Toutefois, l'argent et les avantages sociaux ne sont pas en cause, soutient le conseiller syndical Denis Plante. « C'est vraiment une lutte pour les emplois. Il n'y a pas d'autres enjeux dans ça », dit-il.

Si la Ville décide de confier leur secteur à la sous-traitance, les syndiqués perdront leur emploi. Rappelons que le cas échéant, les employés responsables des piscines publiques de la Ville entendent déclencher des moyens de pression, incluant la grève votée à 93 %.

Puisqu'ils ne sont pas assujettis à la Loi sur les services essentiels, les piscines municipales vont devoir fermer leurs portes sept jours après avoir reçu l'avis de grève.




Un procès ''people'' au Québec décisif pour les droits des couples non mariés

23 01 2009

( Le Monde.fr - Paris - 23.01.09 | 16h52 ) - Amour, luxe et jet-set: un procès opposant un milliardaire québécois et son ex-compagne qui lui réclame des millions défraie la chronique cette semaine au Québec et pose le problème des droits des conjoints non mariés dans la province francophone canadienne.

Piment supplémentaire: l'identité de l'ex-couple ne peut être révélée en raison de la législation locale. Mais c'est un secret de polichinelle pour beaucoup de monde car, selon la presse locale, il n'y a que six milliardaires au Québec et les deux "ex" ont comparu devant un tribunal de Montréal.

Le milliardaire est venu expliquer jeudi pourquoi il n'avait jamais épousé la jeune femme qu'il avait rencontrée sur une plage au Brésil alors qu'elle avait 17 ans et lui 32, et avec qui il a eu trois enfants.

"Le mariage, ce n'est pas ma +cup of tea+ (tasse de thé). J'ai une opinion là-dessus depuis que je suis un jeune adulte", a-t-il déclaré, selon la presse locale.

Sa compagne brésilienne, dont il est séparé depuis 2001, l'a attaqué en justice pour obtenir une partie de sa fortune et contester en même temps la législation québécoise.

Au Québec, contrairement au reste du Canada, les couples vivant en union libre -ce qui est le cas d'un tiers des couples- doivent verser une pension alimentaire aux enfants en cas de séparation, mais ne sont pas tenus de subvenir aux besoins de leur ex-conjoint.

Surnommée Lola par les médias, la jeune femme de 34 ans, réclame une somme forfaitaire de 50 millions de dollars canadiens (31,2 millions d'euros), plus 56.000 dollars par mois, pour soutenir le train de vie auquel elle a été habituée pendant leurs années de vie commune. Elle se plaint notamment de devoir voyager en classe économique avec ses enfants alors qu'ils se déplacent en avion privé avec leur père.

Monsieur, alias Eric dans cette affaire, juge "excessivement exagérées" les demandes de Madame.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

23 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le vendredi 23 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux. Neige intermittente débutant tôt cet après-midi. Vents du nord-est de 20 km/h avec rafales à 40. Maximum moins 9.

Ce soir et cette nuit:

Neige. Accumulation de 10 cm. Vents du nord-est de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers vers minuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 7 ce soir puis à la baisse.

Samedi:

Neige cessant le matin. Dégagement par la suite. Poudrerie par endroits en matinée. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers en fin de journée. Températures stables près de moins 16. Refroidissement éolien de moins 28.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 29. Maximum moins 20.

Lundi:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 16.

Mardi:

Ensoleillé. Minimum moins 22. Maximum moins 16.




Selon une avocate spécialisée
«Je serais surprise que madame ait gain de cause»

23 01 2009

( Jean-Luc Lavallée - Le Journal de Québec ) - Me Marie-Josée Brodeur, celle qui préside un comité visant à améliorer les procédures pour les conjoints de fait au Québec, estime que Lola (nom fictif) a peu de chances de gagner sa bataille contre son ex plein aux as et d'invalider la loi provinciale.

«C'est mon opinion personnelle... Les plaidoieries vont être longues, le délibéré aussi. J'ai bien l'impression que ça va aller très haut. Moi je serais excessivement surprise que madame ait gain de cause, qu'elle reçoive une pension alimentaire pour elle» estime l'avocate de Québec, qui cumule près d'une trentaine d'années d'expertise en droit familial et matrimonial.

«Madame va y trouver son compte avec une pension alimentaire de 35 000$/mois...», une somme qu'il lui verse déjà.

L'avocate, qui travaille à l'amélioration de la loi, défend tout de même ses grands principes qui sont différents des autres provinces canadiennes. Il n'y a qu'au Québec que les ex-conjointes non mariées reçoivent une pension exclusivement pour les besoins des enfants, et non pour elles-mêmes.

Grosso modo, ailleurs, l'ex-conjointe est considérée comme une «ex-épouse» et est ainsi admissible à une pension pour elle-même après un an de vie commune (avec enfants) ou trois ans (sans enfants).

Libre choix

«Je pense qu'on doit laisser aux gens le libre choix, le genre d'union et d'attaches qu'on veut avoir avec quelqu'un. Je pense que notre système offre les deux alors j'aime autant vivre ici en sachant que j'ai le choix. Les gens ont le droit de faire vie commune sans choisir les liens du mariage. Des gens qui ne veulent pas constituer de patrimoine familial et qui veulent vivre ensemble ont toujours la possiblité de faire des conventions matrimoniales comme le Code le prévoit...il y a des outils. Ça peut même se faire sans avocat et les tribunaux respectent ces contrats là. J'ai un client qui avait même élaboré un système de pension alimentaire par années de mariage versus le nombre d'enfants» explique Me Brodeur.

Mythes

«Les gens sont mal informés. De plus en plus, j'ai l'impression que je fais du droit préventif. Les gens se réveillent et viennent nous consulter. Les gens pensent qu'après un an de vie commune quand ils ont des enfants, le patrimoine familial s'applique à eux; Et surtout, les femmes pensent qu'elles ont droit à une pension alimentaire (pour elles) parce qu'elles sont restées à la maison, parce qu'elles ont laissé leur carrière. On est obligés de leur dire qu'elles vont repartir avec leurs enfants et la pension alimentaire qui couvre leurs besoins et c'est tout... Alors, je suis encore surprise de voir que les gens ne sont pas au courant de ça.»

La spécialiste, du cabinet Tremblay Bois Mignault Lemay, préside le comité sur la réforme du code de procédure civile, qui compte faire des recommandations au Barreau du Québec d'ici six mois pour faciliter l'accès aux tribunaux pour les conjoints de fait, sans toutefois se pencher sur des cas précis comme celui du milliardaire.

«À l'heure actuelle, en cas de rupture, les conjoints de fait sont obligés d'entamer au moins quatre requêtes différentes.»




L'avocate de l'ex du milliardaire blâmée

23 01 2009

( Agence QMI - Sarah-Maude Lefebvre ) - Dans la foulée du procès très médiatisé d’un multimillionnaire québécois, une coalition d’hommes blâme sévèrement Me Anne-France Goldwater pour son commentaire à l’effet que «les femmes dépensent plus d'argent pour leurs enfants alors que les hommes dépensent plus pour leurs voitures».

Dans une lettre ouverte rendue publique ce matin, la coalition, qui comprend notamment Yvon Dallaire, psychologue et Lise Bilodeau de l’Association des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec, dénonce la déclaration «absolument inacceptable» de l’avocate qui serait «indigne des fonctions qu'elle occupe».

«Comment Me Goldwater peut-elle ainsi insulter tous les hommes et particulièrement tous les papas du Québec?», soutient la coalition.

«Comment le Barreau pourra-t-il supporter que de tels commentaires qui portent ombrage à notre système de justice soient maintenus? Imaginez une seule seconde qu'un avocat fasse une telle déclaration sur la supposée irresponsabilité de toutes les femmes du Québec? Le laisserions-nous faire?», peut-on aussi lire dans ladite lettre.

Tout en affirmant ne pas vouloir «commenter spécifiquement l'affaire du divorce concerné», la coalition demande que Me Goldwater retire ses propos et qu’elle soit l’objet d'un blâme sévère.

Parmi les cosignataires de la lettre, on retrouve aussi Serge Ferrand, journaliste et réalisateur et Jean-Claude Boucher, président de L'Après-rupture.




Un procès rallume le débat sur les droits des conjoints de fait

23 01 2009

( Nadia Ross - Le Soleil ) - (Québec) - Dans un ring montréalais, un milliardaire et son ex-conjointe se livrent un combat haut en couleur. Dans un coin, les sommes impliquées et dans l'autre, l'aura de mystère autour des parties suffisent à attirer l'attention. Pendant que toutes les caméras sont braquées sur la scène, la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) ramène le débat autour des droits des conjoints de fait.

Les Québécois sont d'ailleurs plus nombreux que jamais à fonder des familles sans officialiser leur union. Ils comptent pour plus du tiers des couples au Québec contre à peine 18 % dans le reste du pays et un peu plus de 60 % des enfants y naissent hors mariage, selon la FAFMRQ.

Au coeur du conte de fée, pas question de penser à la séparation! Mais quand, tel un crochet droit bien placé, la rupture survient, il est trop tard pour négocier sur les acquis et pour revoir les obligations de chacun.

Partage du patrimoine

Contrairement aux couples mariés, ceux qui vivent en union libre n'ont pas accès au partage du patrimoine, c'est-à-dire à la séparation des biens acquis pendant l'union ou à l'obligation alimentaire pour l'ex-conjoint. «Ce qui place bien des femmes - et des hommes aussi - dans une situation de vulnérabilité après une séparation», note Sylvie Lévesque, directrice générale de la FAFMRQ. «Et ce sont les enfants qui sont les premiers à en souffrir.»

Les gens sont généralement mal informés, note le professeur de droit de l'Université Laval Dominique Goubau, spécialisé dans les questions familiales. «Il y a beaucoup de gens au Québec qui pensent qu'en étant conjoints de fait ils sont protégés par la loi. C'est vrai sur le plan du droit public, du droit social, du droit fiscal... Les conjoints de fait ont les mêmes droits que les gens mariés, mais ça ne s'applique pas en matière de droit civil ou en droit familial et donc ça ne s'applique pas en matière de droit alimentaire ou de patrimoine familial. Et c'est important que les gens le sachent.»

Mais attention! Le mariage doit demeurer un choix, prévient Mme Lévesque. Le mariage ou l'union civile ne sont pas les seules issues pour protéger les conjoints dans la séparation. «Un contrat peut être signé sur la table de la cuisine!» illustre-t-elle. Et si le débat actuel peut amener les gens à s'informer davantage, c'est tant mieux. «Mais s'il permet de donner le droit au parent d'une union libre d'avoir accès au patrimoine familial, ce sera une grande victoire», conclut-elle.




En motoneige sur le pont de Québec

23 01 2009

( Nadia Ross - Le Soleil ) - (Québec) - Les policiers de Lévis ont procédé à une étrange intervention jeudi matin quand ils ont intercepté un motoneigiste qui a choisi d'emprunter le pont de Québec pour traverser le fleuve. Vers 7h30, des patrouilleurs ont obtenu des informations comme quoi un motoneigiste circulait sur la chaussée dans le secteur Henri-IV en direction des ponts.

Sitôt dépêchés sur place, les policiers ont aperçu l'individu seul qui venait vraisemblablement de traverser le pont de Québec pour atteindre la Rive-Sud et qui semblait chercher son chemin. En voyant la voiture de patrouille, il a tôt fait de prendre la fuite. Quelque temps plus tard, les policiers ont retrouvé le fuyard ainsi que la motoneige.

Après vérification, les policiers ont découvert que le véhicule avait été volé chez un concessionnaire de la route 138, près de Saint- Augustin-de-Desmaures, précise François Bouchard du service de police de Québec auquel le dossier a été transmis. «On enquête présentement sur les vols de trois autres motoneiges qui sont survenus à cet endroit dans une courte période», ajoute-t-il.

L'homme de 23 ans, qui a été arrêté, est originaire de la région de Drummondville. «On croit que c'est là qu'il s'en allait quand il a traversé le pont», explique Alain Gelly, de la police de Lévis. Au moment de son arrestation, le jeune semblait confus et était en possession d'une petite quantité de substances illégales.




General Electric enregistre des profits en baisse de 22%

23 01 2009

( Agence France-Presse - LaPresseAffaires.com ) - Le conglomérat General Electric (GE) a publié vendredi un bénéfice net en baisse de 22% pour l'année 2008, à 17,41 G$ US, et prévenu que 2009 serait «extrêmement dur».

Hors éléments exceptionnels, la mesure retenue par les analystes, le bénéfice par action s'est établi à 37 cents pour le dernier trimestre, et 1,79 $ pour l'année, conformément aux attentes.

Le bénéfice annuel à périmètre constant, mis en avant par la société, s'est établi à 18,1 G$ US pour l'année, en baisse de 19%.

Le bénéfice net du quatrième trimestre a chuté plus lourdement, de 44% à 3,72 G$ US.

«Dans un climat très dur, nous avons fourni des résultats du quatrième trimestre conformes aux prévisions livrées en décembre», a commenté le PDG Jeff Immelt.

Interrogé sur la chaîne de télévision CNBC, M. Immelt a vanté la solidité du bilan de sa société, qui va verser 31 cents de dividende pour le quatrième trimestre, comme il y a un an, et 1,24 $ sur l'année (+8%).

«Nous versons un dividende depuis plus de cent ans, cela fait 32 ans que nous l'augmentons», a-t-il souligné. «Cela dit, ce ne serait que du vent si nous ne finissions pas l'année avec 48 G$ US en cash».

«Nous gérons la société pour qu'elle soit notée AAA», a aussi souligné M. Immelt.

Le mois dernier l'agence d'évaluation Standard & Poor's avait abaissé jeudi la perspective des notes de General Electric, passée à «négative» contre «stable» précédemment, en raison d'inquiétudes liées à ses activités financières.

GE est l'une des rares entreprises industrielles au monde à encore bénéficier actuellement de la note «AAA» pour sa dette à long terme, c'est-à-dire la meilleure possible dans la classification de l'agence.

Cette décision reposait sur «les inquiétudes qui entourent les performances futures de GEC» (GE Capital).

GE Capital, qui génère depuis plusieurs années plus de la moitié des profits du groupe, a vu son bénéfice reculer de 67% sur le dernier trimestre, à 1,03 G$ US, de 29% sur l'année à 8,6 G$ US.




Le pétrole ouvre en baisse, pénalisé par un dollar fort

23 01 2009

( Agence France-Presse - LaPresseAffaires.com ) - Les prix du pétrole ont ouvert en baisse à New York vendredi, pénalisés par un dollar fort, ainsi que par la faiblesse des marchés boursiers dans le monde, reflets des inquiétudes persistantes sur l'état de l'économie.

Vers 9h05 sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en mars s'échangeait à 42,45$ US, en baisse de 1,22$ US par rapport à son cours de clôture de jeudi.

«L'explication est simple: un dollar extrêmement fort couplé à la faiblesse des indices boursiers mondiaux», a résumé Ellis Eckland, analyste indépendant.

La monnaie américaine, dans laquelle sont libellés les échanges, gagnait près de deux cents face à l'euro, profitant de la prudence des investisseurs face à de vives inquiétudes sur l'état de l'économie mondiale et plus particulièrement du système bancaire.

Ces inquiétudes se reflétaient vendredi dans la chute des indices boursiers.

Le cours du contrat pour livraison en mars se maintenaient toutefois au-dessus des 42$ US, résistant à un nouvelle progression des stocks aux États-Unis mise en lumière la veille par le rapport hebdomadaire du département à l'Energie.

Les réserves de pétrole brut et celles d'essence ont ainsi augmenté de plus de 6 millions de barils au cours de la semaine achevée le 16 janvier. Et les stocks d'or noir continuent de s'accumuler à Cushing (Oklahoma, sud des États-Unis), le principal terminal pétrolier américain, une situation qui devrait normalement peser, comme cela a été le cas pour le contrat de février, sur les contrats à court terme.

Or le décalage (ou «contango») avec les contrats à plus long terme s'est nettement réduit, ainsi qu'avec les prix du Brent échangé à Londres.

«On se demande si ce n'est pas de la spéculation de la part des courtiers, souvent mieux informés, qui savent quelque chose sur les livraisons en provenance des pays membres de l'Opep», l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, a indiqué Ellis Eckland.

Le cartel a multiplié les interventions pour faire pression sur le marché et arrêter la dégringolade des prix.




Obama en passe de revenir sur une politique anti-avortement

23 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président Barack Obama devrait revenir ce vendredi sur l'interdiction pour les États-Unis de financer des organisations pratiquant ou facilitant l'avortement à l'étranger, a dit un responsable de la Maison-Blanche.

M. Obama devrait signer ce vendredi un décret en ce sens, a dit ce responsable.

C'est «probable aujourd'hui», a-t-il dit.

Le décret devrait abroger une politique interdisant à toutes les organisations non-gouvernementales bénéficiaires de financement de l'État américain de pratiquer l'avortement ou de mener des activités favorables à l'avortement à l'étranger.

Cette politique est l'une des pommes de discorde dans la grande querelle de société entre les membres très actifs du mouvement contre l'avortement et leurs adversaires.

Elle a été instituée par le président républicain Ronald Reagan en 1984, dénoncée par son successeur Bill Clinton, puis rétablie dès 2001 par George W. Bush.

L'intention prêtée à M. Obama de revenir sur cette politique immédiatement après sa prise de fonctions a été l'un des sujets de discussion à l'occasion du du 36ème anniversaire, jeudi, d'une décision de justice capitale sur le droit des femmes à l'avortement aux États-Unis.

M. Obama aurait donc choisi d'agir le lendemain de cet anniversaire. Une décision le jour même n'aurait pas manqué d'aviver encore les passions.

Mais, dans une déclaration publiée jeudi, il a dit rester «déterminé à protéger la liberté des femmes de choisir» entre avoir un enfant ou pas.

Le 36ème anniversaire de «Roe contre Wade» rappelle aux Américains «que cette décision non seulement protège la santé des femmes et la liberté de reproduction, mais symbolise un principe plus large: que le gouvernement n'a pas à se mêler des affaires de famille les plus intimes», a-t-il dit, marquant une nouvelle fois de manière spectaculaire sa différence avec M. Bush.

M. Obama évoquait l'une des décisions les plus fameuses et les plus controversées de la Cour suprême.

L'arrêt du 22 janvier 1973, «Roe contre Wade», dit que le droit à la vie privée, présent en filigrane dans la Constitution, garantit aux femmes la liberté d'avorter.

Cet arrêt est depuis lors soumis aux attaques constantes des opposants à l'avortement.




Un fort tremblement de terre secoue l'est de l'Indonésie

23 01 2009

( JAKARTA, 23 janvier (Xinhua) -- Un tremblement de terre d'une magnitude de 6,2 sur l'échelle ouverte de Richter a secoué vendredi matin l'est de l'Indonésie, aucun rapport n'est disponible pour l'instant sur les pertes humaines ou matérielles, a annoncé l'agence météorologique du pays.

Le séisime s'est produit à 03H16 locales (jeudi 20H03 GMT), son épicentre se trouve à 185 km au nord-est de la ville de Saumlaki, province des Moluques, et à 146 km au fond de mer, a précisé un responsable de l'agence à Xinhua.

Il a ajouté que la secousse n'avait pas été ressentie au sol.




Super PEPS: début des travaux au printemps 2010

23 01 2009

( Daphnée Dion-Viens - Le Soleil ) - (Québec) - Après plusieurs faux départs, le projet du Super PEPS est bel et bien sur les rails, affirme le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, qui prévoit maintenant la première pelletée de terre pour le printemps 2010.

La mise en chantier pourrait même commencer avant cette date si le projet est réalisé en deux phases. «Nous avons besoin des plans et devis pour décider si on débute tous les travaux en même temps ou si on devance la réalisation du stade de soccer», qui peut être séparé de l'ensemble du projet, a expliqué hier M. Brière. Selon le scénario le plus tardif, tous les travaux débuteraient en même temps au printemps 2010 pour se terminer au plus tard au début 2012, a-t-il ajouté.

Le projet a finalement pu se mettre en branle il y a quelques semaines grâce à la mise de fonds de 2 millions $ consentie par la Ville de Québec et le ministère de l'Éducation. Un premier appel d'offres pour la réalisation de 15 % des plans et devis se termine à la fin janvier. Les travaux sont toujours évalués à 85 millions $.

Le Super PEPS n'est pas le seul chantier prévu à l'Université Laval au cours de la prochaine année. D'abord annoncée pour le printemps 2009, la construction de nouvelles résidences étudiantes pourrait maintenant commencer l'automne prochain, a aussi indiqué M.

«C'est toujours une priorité», dit-il, puisque le manque de logements pour les familles sur le campus nuit au recrutement. Une étude de marché est présentement en cours pour déterminer les besoins des étudiants et la viabilité du projet, qui repose sur l'autofinancement.

Maison internationale

Le recteur Brière n'a pas non plus abandonné l'idée de construire une maison internationale sur le campus pour accueillir les nouveaux arrivants, en partenariat avec la Ville de Québec.

L'endroit pourrait regrouper tous les services offerts aux immigrants dans la région, un projet évalué pour l'instant à 5 millions $, selon M. Brière. Le partage des coûts entre l'Université et la Ville n'a pas encore été déterminé, et les gouvernements provincial et fédéral seront aussi sollicités, en temps et lieux. La capitale accueille environ 1800 immigrants annuellement.




Le Japon lance Ibuki, satellite à mesurer le dioxyde de carbone, gaz à effet de serre

23 01 2009

( Libération - Espace par Sylvestre Huet ) - Ce matin, le Japon a lancé avec succès un satellite important pour le suivi du changement climatique.

Ibuki, c'est le nom du satellite mis en orbite par une fusée H-2A, sera en effet capable d'enregistrer la teneur en gaz carbonique et en méthane sur des dizaines de milliers de points. De quoi aider les scientifiques dans leurs études sur le climat bousculé par nos émissions de gaz à effet de serre. Mais aussi les diplomates car la densité et la répétition des mesures permettra de comparer les teneurs locales et les émissions déclarées par les pays dans le cadre de la Convention Climat de l'ONU.

Ce succès technique de la Jaxa, annoncé sur le site spécialement consacré à cette mission, est une bonne nouvelle pour les scientifiques. Ces derniers ont multiplié les sites terrestres de mesure des teneurs atmosphérique en différents gaz à effet de serre, dont le gaz carbonique. On sait, depuis l'installation de la première station destinée à cet effet en 1958 à Hawaï, que cette teneur est passée de 315 ppm à 387 ppm aujourd'hui. Mais, il y a encore des incertitudes sur le cycle du carbone, les réactions des biosphères continentales et maritimes, les "puits" de carbone végétaux, des sols et des océans. Ibiki va permettre de les réduire et de suivre leurs évolutions. La puissance de l'observation par satellite est là, même s'il ne faut jamais oublier ses limites : il faut bien étalonner les mesures, surveiller les dérives instrumentales, valider par des mesures au sol... et surtout, lorsqu'il s'agit d'un problème dont l'essentiel est de suivre l'évolution temporelle, le véritable intérêt de ces mesures suppose une continuité des observations et donc de prévoir de lancer un autre instrument pour prendre la suite, avant qu'Ibuki ne flanche. Heureusement le Japon n'est pas le seul en lice.

D'ici fin février la Nasa doit de son côté lancer OCO (Orbiting carbon observatory) qui mènera des -train-satellites- observations similaires. OCO doit aller rejoindre en orbite l'A-Train, une constellation de 5 satellites mise en place par la NASA, l'Agence spatiale canadienne et le CNES. Elle comprend les satellites Aqua, Cloudsat, Calipso, Parasol et Aura qui volent en formation à quelques minutes d'intervalle sur une orbite héliosynchrone, c'est à dire passant toujours à la même heure locale au dessus d'un point du globe.

( Publié le 23 janvier 2009 dans Espace )




Afghanistan
La mère et le fils à Kandahar

23 01 2009

( Jean Laroche - Kandahar - Le Journal de Québec ) - Rien ne les oblige à être là. Pourtant, de plus en plus de civils viennent travailler à Kandahar.

C'est le cas de Chantal Dufour, une ancienne militaire de Loretteville qui terminait cette semaine un séjour de plusieurs mois à Kandahar. Et vous savez quoi ? Elle a décidé de remettre ça pour un autre sept mois !

«Quand j'ai pris ma retraite militaire, je m'ennuyais de l'aventure. Alors, j'ai décidé de venir ici comme employée civile», raconte celle qui s'occupe du stock informatique.

Elle racontait à son fils de 21 ans la vie ici et lui envoyait des photos, et devinez quoi ? Lui aussi est venu s'installer à Kandahar au début du mois.

«Elle m'a donné le goût de l'aventure. Je savais dans quoi je m'embarquais en venant ici et j'adore mon expérience», dit Ian Bérubé.

Au camp, ce dernier fait de la mécanique et s'occupe des pneus des véhicules militaires. Le soir, chacun dans sa tente, ils échangent sur Internet avec le père de famille, resté à Loretteville.

«Pendant qu'on n'est pas là, il rénove la maison. Quand je suis partie, elle était blanche. Quand je suis revenue pour mes vacances, elle était rendue bleue», dit Chantal en rigolant.

Tous deux ont bien hâte de voir les militaires de Valcartier arriver en Afghanistan. «Ce sont des gens qu'on connaît, alors c'est sûr que ce sera plus agréable. Mais ici, tout le monde est gentil, et on se sent vraiment utiles. Notre soutien est remarqué et apprécié», dit-elle.

Horaire de fou

Denis Bélanger en est un autre qui a choisi de s'installer temporairement à Kandahar. Constamment sur la base, il est un de ceux qui s'assurent du bien-être des militaires.

«Je coordonne les équipements, m'occupe des télés et distribue des DVD partout. C'est important pour eux de pouvoir relaxer après de longues journées», explique-t-il.

Ce dernier n'en est d'ailleurs pas à sa première mission du genre. En 2004, il faisait le même travail, mais en Bosnie. «On voit qu'on est vraiment utiles. Alors, on attrape la piqûre d'aider nos militaires», poursuit-il.

Mais les heures de travail peuvent parfois être longues. «Je travaille au minimum 10 heures par jour, 7 jours sur 7. Mais ce n'est pas grave. Si tu ne viens pas ici pour travailler, t'es aussi bien de rester chez toi», lance-t-il.




Afghanistan
Les «tracteurs volants» à la rescousse

23 01 2009

( Jean Laroche - Kandahar - Le Journal de Québec ) - Une équipe de Valcartier prend tout juste les commandes d’un des nouveaux Chinook de l’armée canadienne, des hélicoptères de transport qui, espère-t-on ici, sauveront des vies.

En août dernier, le gouvernement canadien a acheté de l’armée américaine six Chinook, des hélicoptères de transport reconnus pour être parmi les plus puissants du monde. Dans des conditions parfaites, ces hélicoptères peuvent transporter jusqu’à 22 500 kg de matériel. Une trentaine de militaires peuvent également y prendre place.

Avec ces nouveaux appareils, l’armée espère pouvoir diminuer le nombre de convois sur les dangereuses routes afghanes, où se produisent la plupart des pertes de vie des militaires canadiens.

Ces jours-ci, les équipages qui piloteront les Chinook arrivent tout juste en Afghanistan. Parmi eux, trois militaires de Valcartier : le capitaine Patrick Mercier, le caporal-chef Rémi Gauthier et le caporal Marc-André Poirier.

« On va aider les gars qui sont sur nos routes. Si je peux sauver seulement une vie, ça vaut la peine que je risque la mienne », affirme le caporal Poirier.

Page d’histoire

Dans quelques années, tous les trois pourront dire à leurs enfants et à leurs petits-enfants qu’ils ont écrit une page d’histoire de l’armée canadienne. Pour la première fois, celle-ci déploie des hélicoptères en temps de guerre.

Il y a quelques semaines, le caporal-chef Gauthier était d’ailleurs l’un de ceux qui ont participé au premier vol des nouveaux Chinook canadiens. « C’est une grosse machine, très forte et très impressionnante. On dirait presque un tracteur volant », dit-il.

Pour être fin prêts pour cette mission, les équipages ont dû se soumettre à un dur entraînement, au cours des derniers mois. « On a suivi huit semaines de cours, puis passé huit semaines en Pennsylvanie, et une au Colorado. Et là, on part six mois. C’est dur pour la famille », commente le caporal-chef Gauthier. Ce dernier en sait quelque chose : en huit ans, c’est la troisième mission du genre à laquelle il participe.

« Leur mission est très importante. Ils vont aider à sécuriser tout le secteur. Nous aurons toujours besoin d’aller sur le terrain, mais nous aurons plus d’options à notre disposition », explique le colonel C. J. Coates, commandant de la force aérienne à Kandahar.

Dans toutes leurs missions, les Chinook seront escortés par des Griffon, des hélicoptères de combat.




La glace du Carnaval vient. . . de Montréal

23 01 2009

( Jean-Luc Lavallée - Le Journal de Québec ) - Jean-René Dufort, alias Infoman, en a sûrement fait rire plusieurs en tournant en ridicule, jeudi soir, dans son émission d’actualité humoristique, la ville de Québec, incapable de fabriquer sa propre glace pour le Carnaval.

L’information était connue, mais peu répandue et n’avait jamais fait l’objet d’un relatif «scandale» auparavant. Depuis plusieurs années, ironiquement, l’organisation du Carnaval de Québec fait venir de Montréal par camions réfrigérés ses 2 500 gros cubes de glace de 300 livres chacun qu’on utilise en grande partie pour la construction du palais de Bonhomme. Autrefois, la glace était découpée dans le fleuve Saint-Laurent.

Infoman nous a montré les locaux d’Arctic Glacier à Montréal, fournisseur de la glace officielle du Carnaval, faite à base d’eau traitée par osmose (pour la transparence) et fabriquée dans des réfrigérateurs à l’ammoniaque. «Ça n’a jamais été caché que le Carnaval achetait sa glace à Montréal depuis plusieurs années... Ce n’est pas nouveau, ça a déjà été dit», a répondu Michèle Moffet, aux communications du Carnaval, que le Journal a contacté avant la diffusion d’Infoman à Radio-Canada.

«Je ne sais pas où est le scandale. Je répète ça tous les deux ans...Je suis très à l’aise avec ça», a répondu en après-midi le directeur des opérations du Carnaval, Daniel Bouchard qui semblait prendre l’affaire avec un grain de sel, connaissant bien le style du journaliste-animateur.

«Les fabricants de glace à Québec ne sont pas aptes à nous fournir ce dont on a besoin dans les délais. Il n’y a qu’un seul fabricant au Québec (à Montréal) qui peut nous livrer le volume nécessaire en trois semaines. On a fait affaire avec une compagnie de Lévis en 1995, mais les blocs étaient 25 fois plus petits et le palais avait fondu à moitié à cause de journées chaudes... Ça n’avait pas été très probant.»

Par ailleurs, le palais de Bonhomme, dont le budget est de 300 000 $, est terminé à 98 %, selon l’estimation de Daniel Bouchard. Des ouvriers s’affairaient, hier, à installer des toits artificiels et installeront dans les prochains jours une scène devant le palais. La 55e édition du Carnaval aura lieu du 30 janvier au 15 février 2009.




Québec : Le projet de NeuroCité torpillé de toutes parts

23 01 2009

( Karine Gagnon - Le Journal de Québec ) - Encore à l'état embryonnaire, le projet de NeuroCité grâce auquel le Docteur Michel Maziade espérait attirer des investissements de 250 millions $ dans d'Estimauville et créer 2000 emplois, bat sérieusement de l'aile.

C'est ce qu'a appris le Journal auprès de diverses sources très bien informées du dossier, émanant tant du gouvernement du Québec que de la Ville de Québec et du milieu des affaires. Toutes ont requis l'anonymat. Certaines questionnent l'utilisation des fonds engagés jusqu'à maintenant, et d'autres parlent carrément de projet farfelu, doutant qu'il puisse se réaliser un jour.

Selon des sources dignes de foi, le maire Régis Labeaume et le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, auraient de sérieuses réserves par rapport au concept même du projet, qui consiste à associer un institut de recherche universitaire faisant appel à des fonds publics avec des entreprises privées.

Cette divergence d'opinion est à l'origine d'une confrontation entre MM. Labeaume et Brière contre l'ex-maire Jean-Paul L'Allier, président du conseil d'administration de Neuro-Cité, et l'ex-recteur Michel Pigeon, qui a quitté le c.a. pour se présenter comme candidat libéral dans Charlesbourg.

Le Journal souhaitait s'entretenir avec M. Brière, mais celui-ci a refusé notre demande d'entrevue. Il n'a pas été possible de parler avec M. Labeaume.

Plusieurs milliards

Bien au fait que son projet ne fait pas l'unanimité, comme il l'a confié hier en entrevue avec le Journal, le Docteur Michel Maziade affirme que «Neuro-Cité est bien vivant et qu'il pourrait attirer des retombées de plusieurs dizaines de milliards de dollars.»

Selon ce directeur scientifique du Centre de recherche Université Laval-Robert-Giffard, «comme c'est un projet qui n'appartient à personne, c'est plus dur pour l'unanimité, mais si ça aurait eu à péter, ça aurait eu lieu il y a deux ans.»

Rappelons que la Neuro-Cité prendrait place près du Centre de recherche, sur des terres appartenant notamment aux Soeur de la Charité de Québec, et réunirait une dizaine d'entreprises pharmaceutiques, en plus d'une dizaine de firmes de haute technologie. «Il y aura au printemps des annonces de pharmaceutiques qui viendront travailler avec Neuro-Cité, selon le Docteur Maziade. Je pourrai vous les dire dans un ou deux mois, mais pas tout de suite car il y a des ententes de confidentialité», mentionnant qu'elles sont de la trempe d'AstraZeneca, Merck, Avantis.

À ses yeux, c'est la qualité de la recherche qui convaincra les compagnies habituellement installées dans de grands centres tel Harvard, de venir à Québec. Le but, souligne l'instigateur du projet, «ce n'est pas de vendre le centre de recherche à l'entreprise privée. L'Université n'a plus d'argent, fait-il valoir, et a besoin du privé.»

Le but n'est pas non plus, ajoute le Docteur Maziade, de remplacer l'Université mais de le complémenter. «Le centre de recherche c'est la base et il vient d'avoir encore 12 % de croissance, ce qui met encore plus de pression. Le goulot des fonds publics fait qu'il faut inventer une nouvelle façon de faire, ce que nous sommes en train de faire.»

De la patience

Quant au fait que les plans n'ont pas encore été présentés au public, le Docteur Maziade souligne que «c'est un modèle d'affaires unique, qu'il faut y travailler.» Il rappelle qu'il avait mentionné, lors du lancement du projet, qu'il faudrait être patient et qu'il n'y aurait pas de pelletée de terre avant deux ou trois ans.

Depuis le lancement du projet, il y a un an et demi, près d'un million de dollars ont été consentis à Neuro-Cité. D'une part, plus de 500 000 $ ont été versés par la Ville de Québec par le biais du Fonds de l'innovation, financé par le gouvernement du Québec qui verse à la Ville trois millions par année pendant cinq ans pour appuyer le démarrage de projets innovateurs.

Le gouvernement fédéral, par le biais de son programme Développement économique Canada, a versé pour sa part plus de 200 000 $. «Ce sont des sommes considérables, convient le Docteur Maziade, mais nous ne sommes pas allés les chercher au ministère de la Santé ou de l'Éducation. Tout est à inventer mais il faut ramener un nouveau pipeline financier et que le privé réalimente le public. On est rendu là.»




L'inflation continue de reculer au Canada

23 01 2009

( La PresseAffaires.com - Presse Canadienne ) - La forte baisse du prix de l'essence a contribué à un ralentissement de l'inflation en décembre au Canada.

Le taux annuel d'inflation se situait à 1,2% le mois dernier, comparativement à deux% en novembre. Selon Statistique Canada, il s'agit de l'augmentation des prix la plus faible constatée depuis janvier 2007.

En décembre, les prix de l'essence étaient de 25,8% inférieurs aux niveaux enregistrés le même mois l'année précédente.

Cette chute est la plus importante observée depuis le début de la publication de l'indice des prix de l'essence en 1949. Elle fait suite à une baisse de 14,4% des prix à la pompe en novembre.

L'indice des prix à la consommation sans l'essence a progressé de 2,6% au cours de la période de 12 mois terminée en décembre. C'est un léger recul par rapport à la croissance de 2,8% enregistrée en novembre.

L'inflation annuelle a aussi été atténuée par les baisses continues des prix d'achat et de location à bail de véhicules automobiles, des vêtements pour femmes, ainsi que du mazout et des autres combustibles.

On a cependant noté des prix plus élevés pour les produits alimentaires et énergétiques et une augmentation des coûts de l'intérêt hypothécaire.




Une piste cyclable liera la promenade Champlain au chemin St-Louis

23 01 2009

( Éric Moreault - Le Soleil ) - (Québec) - Le voeu de nombreux cyclistes et amoureux de la promenade Samuel-De Champlain sera réalisé cet été : une piste cyclable la reliera à la haute ville par la côte Ross, en face du quai des Cageux.

«C'est le crémage sur la promenade : la vue sera magnifique», s'enthousiasme Denis Angers, porte-parole de la Commission de la capitale nationale (CCN). Le court segment de 1,5 km complétera en effet le lien entre la piste qui longe le fleuve Saint-Laurent jusqu'au port de Québec et le réseau de la Route verte, sur le chemin Saint-Louis.

Les amants de la petite reine pédaleront parallèlement à la voie ferrée sur la côte Ross. La piste aura l'immense avantage d'éviter aux cyclistes d'emprunter la pente très prononcée du boulevard Champlain, qui contourne les deux ponts. En plus, «l'inclinaison de la côte Ross a été réduite par les travaux réalisés pour la promenade», indique M. Angers.

Cette piste cyclable s'inscrit dans la volonté de la Commission de rendre plus accessible la promenade aux cyclistes par le secteur nord de Québec. La CCN travaille en ce moment aux plans et aux devis et ira en appel d'offres au printemps.

Le budget oscillera entre 1 million $ et 2 millions $, et la facture sera partagée avec le ministère des Transports du Québec et la Ville de Québec.

Sa construction sera certainement plus facile que l'implantation éventuelle d'une piste sur le boulevard René-Lévesque, qui s'est embourbée dans la controverse cet automne.




Facade de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul: le projet ne fait pas l'unanimité

23 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Le projet mis de l'avant par l'architecte Pierre Martin et l'artiste Florent Cousineau pour valoriser la façade de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul, dans la côte d'Abraham, ne fait pas l'unanimité.

Conseillère du quartier Montcalm et architecte de formation, Anne Guérette n'est pas très entichée par le projet qu'elle a sous les yeux.

«Pour un site exceptionnel, ça prend un projet d'architecture exceptionnel», a mentionné, hier, la conseillère municipale, dans une entrevue accordée au Soleil. «Les esquisses que je vois, même si ce ne sont que des esquisses, m'apparaissent représenter une architecture commerciale standard.»

Appelée à préciser ce qui constituerait, à ses yeux, une architecture «exceptionnelle», Mme Guérette croit que le Château Frontenac a le mérite de correspondre à cette définition. «C'est un bâtiment bien intégré au milieu, visible de toutes les parties de la ville. Le projet, dans la côte d'Abraham, à l'entrée de l'arrondissement historique, doit être du même type. Lui aussi sera visible de plusieurs parties de la ville.»

Mais elle concède que l'architecte peut inclure des éléments de modernité dans l'immeuble suggéré.

Au surplus, la conseillère ne fait guère confiance à la Commission d'urbanisme de la Ville qui, selon elle, «a manqué de fermeté» dans le passé lorsqu'elle a délivré un premier permis de démolition.

«La Commission d'urbanisme devra exiger des garanties formelles pour que la reconstruction se fasse», exige la présidente fondatrice d'Héritage Québec.

Reconstruire, vraiment?

«Qui nous dit qu'on ne trouvera pas un prétexte pour ne pas reconstruire quand les pierres auront été enlevées? Ce ne sera pas la première fois qu'un promoteur invoque des situations particulières pour ne pas remplir ses promesses. On n'a qu'à penser au Manège militaire.»

Quant au maire Labeaume, qui a souhaité la disparition des vestiges il y a plusieurs mois, disant même que les défenseurs du «façadisme» avaient tort et qu'il fallait bien en finir pour ne pas «avoir l'air de twits devant la presse étrangère», il est resté à l'écart du débat, hier. Malgré plusieurs tentatives, nous n'avons pu obtenir son point de vue.




Dure journée pour la confidentialité

23 01 2009

( Karim Benessaieh - La Presse ) - L'interdiction de révéler les noms des deux conjoints a été durement malmenée hier. Jeff Fillion, LCN et deux médias américains ont tour à tour dévoilé à leur façon l'identité du fameux milliardaire montréalais impliqué.

À 7h30, pendant son émission Radio-Pirate diffusée via satellite, le controversé animateur Jeff Fillion s'est amusé pendant une trentaine de secondes à donner des indices aux auditeurs sur le métier du fameux conjoint poursuivi. Pas moyen de s'y tromper. «C'est le symbole de la gogauche, de la réussite du modèle québécois», a-t-il conclu avec dérision.

Quelques heures plus tard, c'est sur LCN qu'un animateur s'est échappé, bien involontairement cette fois. «On me dit également qu'au Brésil, il y a une cause actuellement qui sera entendue. Elle demande la moitié de sa fortune personnelle et la moitié du chiffre d'affaires en fait de (nom de l'entreprise du conjoint)», a déclaré le journaliste Sylvain Drapeau avant de réaliser sa bévue et de bafouiller. La porte-parole de TVA, Nicole Tardif, a reconnu la bourde et a expliqué que l'extrait n'avait été diffusé qu'une fois. Il n'a pas été rendu disponible sur l'internet.

«Ce n'était pas intentionnel, ce n'était pas de mauvaise foi», dit Mme Tardif. En fin d'après-midi hier, TVA n'avait toujours pas reçu de nouvelles des avocats concernant cette infraction aux règles de confidentialité. Au Québec, le Code civil prévoit taire les noms des parties dans les cas de litiges en droit familial.

L'avocat Jean-Claude Hébert doute cependant que les sanctions soient sévères. «Généralement ce sont des amendes, ça va dépendre de ceux qui décident. Si personne ne se plaint, la police et la Couronne vont dire qu'on ne fera pas un chiard avec ça.»

Radio-Canada avait révélé la veille que des journalistes des États-Unis, à l'emploi du New York Times et de Vanity Fair, assistaient au procès et s'apprêtaient à publier leurs reportages, avec les noms des parties, sur leur site internet. La Presse n'a pas pu obtenir confirmation de ces informations. Rien n'empêcherait théoriquement des journalistes de procéder ainsi, estime Me Hébert. «La loi québécoise et la loi canadienne s'arrêtent aux frontières. Généralement, ce qui se passe, c'est que ces gens-là peuvent mettre la nouvelle sur l'internet et hop! Ça revient ici. Le secret de Polichinelle qu'on voulait cacher va être divulgué à tout le monde.»

Chose certaine, selon Me Hébert, les lois sur la confidentialité sont particulièrement inadaptées à l'omniprésence de l'internet. «Ça démontre le caractère très relatif et archaïque des ordonnances de non-diffusion et de non-publication. Dès que ça devient des célébrités, c'est clair que ça va passer par l'internet et la nouvelle va être diffusée.»




Red Bull Crashed Ice: la ville entière criera «Annie-Pier!»

23 01 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - «Si je ne me qualifie pas pour la journée de compétition de samedi, je change de ville et je change de nom!»

Du haut de ses 5'2, Annie-Pier Côté a de grandes ambitions en vue du Red Bull Crashed Ice. En compagnie de 18 Canadiennes et de deux Américaines, la jeune femme de 21 ans participera à la première version féminine de la compétition, en tant que représentante de la ville de Québec.

Les compétitrices devront passer au travers d'une première ronde de qualifications ce soir. Les 16 meilleurs temps cumulatifs de deux descentes individuelles passeront aux rondes de demain soir. Elles défileront alors en groupes de quatre et les deux premières de chaque groupe passeront à la ronde suivante, et ainsi de suite, jusqu'à la grande finale.

«C'est certain que de gagner la première compétition féminine, à Québec, dans ma ville, ce serait le summum! Tous mes amis vont être dans le Vieux-Québec pour m'encourager. Ma mère va être là aussi, tout comme toute ma famille élargie qui vit à Québec. Et comme mon frère ne peut pas être ici vendredi soir, il m'a bien fait comprendre que je devais me classer parmi les 16 premières pour la journée de samedi pour qu'il puisse me voir en action!»

Annie-Pier, qui est originaire de Montmagny, joue au hockey depuis une quinzaine d'années. L'attaquante a porté les couleurs des Faucons de Lévis-Lauzon durant trois ans. Aujourd'hui, elle est étudiante de deuxième année à l'Université Laval en kinésiologie et pratique son sport préféré de manière plus récréative.

Comme une de ses forces est son coup de patin, elle croit pouvoir prendre avantage de la piste qui est conçue cette année pour les bons patineurs.

«Au cours du dernier mois, j'ai travaillé fort sur mes jambes au centre d'entraînement. Comme la première partie du parcours est faite sur une ligne droite, j'espère pouvoir prendre avantage de mon patin et arriver première dans la première courbe.»

Médiatisée

Comme représentante de la ville de Québec, Annie-Pier est devenue, au cours du dernier mois, un point d'attraction pour les médias, ses amis et ses proches.

«La nouvelle de ma participation au Red Bull Crashed Ice s'est répandue comme une traînée de poudre dans ma famille et j'en ai pas mal entendu parler dans les partys de famille. J'ai aussi fait beaucoup d'entrevues avec les médias, et c'est une chose à laquelle je n'étais pas habituée.»

Deux Américaines seront aussi de la fête. Contrairement aux participantes canadiennes, elles ont été choisies de façon aléatoire. Des représentants américains de la compagnie Red Bull étaient à la recherche de compétitrices des États-Unis, et de fil en aiguille, ils ont été en mesure de trouver les deux bonnes personnes par l'entremise de leurs contacts.

«C'est Cammy Granatto (ancienne grande joueuse de l'équipe nationale américaine) qui a don­né mon nom aux gens de Red Bull», raconte Rush Zimmerman, qui est originaire de Grosse Poin­te, dans l'État du Michigan. «Elle s'était fait demander qui serait capable de faire ce type de compétition, et elle a tout de suite pensé à moi.»

Pas en 2010... tout de suite!

«Quand le gars de Red Bull m'a appelée, j'avais compris que la compétition serait en 2010, ajoute-t-elle. Mais la semaine dernière, il m'a dit que je devais prendre l'avion mercredi. Disons que je n'ai pas eu le temps de m'entraîner!»

Du haut de ses 5'11, la jeune femme de 26 ans, qui a évolué au sein du programme de hockey féminin américain durant quel­que cinq ans, a elle aussi de grands objectifs.

«Je ne suis pas venue ici pour perdre, lance-t-elle, sur un ton ferme. Mais c'est certain que ce genre de compétition est unique. Je n'avais jamais rien vu de tel avant d'aller voir des vidéos sur Internet. Je vais devoir profiter de chaque descente d'entraînement pour bien connaître la piste.»

Bagage de patinage artistique

Pour plusieurs, le Red Bull Crashed Ice rime avec joueurs de hockey. Pourtant, Julia Nyitray, qui habite à Farmingdale, dans l'État du Maine, se pointe à Québec avec un bagage de patinage artistique.

«J'ai joué au hockey, mais j'ai surtout fait du patinage artistique, affirme l'athlète de 20 ans. Je m'entraîne presque à tous les jours. Je suis confiante que ma bonne condition physique et mon expérience d'athlète me donneront un bon coup de main ici.»

Quand ses proches ont appris qu'elle venait à Québec pour cette compétition un peu folle, qu'elle ne connaissait pas elle non plus, personne n'a été surpris.

«Mes amis m'ont tous dit que c'était mon genre de truc. Vous savez, j'ai souvent été traînée à l'arrière d'un camion qui roulait à bonne vitesse, assise dans un traîneau, en pleine tempête de neige. J'aime les sensations fortes!»




Marc-André Grondin en nomination pour un César

23 01 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - Le comédien québécois Marc-André Grondin est en nomination pour le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans le film «Le premier jour du reste de ta vie» de Rémi Bezançon.

Il sera en compétition contre Pio Marmaï à qui il donnait la réplique dans le même film, Ralph Amassou (Aide-toi et le ciel t'aidera), Laurent Capelutto (Un conte de Noël) et Grégoire Leprince-Ringuet (La belle personne).

Sept films, dont Entre les murs, Palme d'Or du Festival de Cannes 2008, sont en lice en France pour le César du meilleur film, la plus haute récompense du cinéma français qui sera attribuée le 27 février, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs.

Le film du réalisateur Laurent Cantet, à mi-chemin entre documentaire et fiction sur le quotidien d'un collège d'un quartier populaire et cosmopolite de Paris, avait également été retenu jeudi parmi les cinq finalistes retenus pour l'Oscar américain 2009 du meilleur film étranger.

Il concourt pour le César français aux côtés de six autres longs métrages, dont Mesrine, de Jean-François Richet, a indiqué vendredi le réalisateur Antoine de Caunes, qui présidera la cérémonie. Ce film relate en deux parties le parcours de Jacques Mesrine, un gangster légendaire devenu «ennemi public numéro un» dans les années 1970, abattu par la police à Paris en 1979 dans des circonstances controversées.

Les autres concurrents sont Séraphine de Martin Provost, Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin, Il y a longtemps que je t'aime de Philippe Claudel, Paris de Cédric Klapisch et Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon.

Le comédien Guillaume Depardieu, fils de l'acteur Gérard Depardieu, décédé subitement en octobre dernier à 37 ans d'une pneumonie, est nommé à titre posthume pour le César du meilleur acteur pour son rôle dans Versailles, aux côtés de quatre autres acteurs dont Vincent Cassel, pour le rôle de Mesrine.

Cinq comédiennes sont en lice pour le César de la meilleure actrice, dont Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime), Tilda Swinton (Julia) et Sylvie Testud pour Sagan, film dans lequel elle incarne l'écrivain Françoise Sagan décédée en 2004.

La statuette (créée par le sculpteur César) récompensant le meilleur film étranger de l'année ira à l'un de ces sept longs métrages : Gomorra de Matteo Garrone, lauréat du Grand prix du jury au Festival de Cannes, Le silence de Lorna des frères Dardenne, Two Lovers de James Gray, Valse avec Bachir d'Ari Folman, Eldorado de Bouli Lanners, There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson et Into the Wild de Sean Penn.




Fusillade dans une école de Norvège: deux morts

23 01 2009

( Agence France-Presse - Oslo ) - Un policier a tué une femme avant de retourner son arme contre lui vendredi sur le parking d'une école de Tromsoe, dans le nord de la Norvège, a indiqué la police en évoquant un possible drame passionnel.

«L'homme est un fonctionnaire de police de Tromsoe. Il semble qu'il ait tiré deux coups de feu sur la femme avant de tenter de se suicider», a déclaré à l'AFP Annette Sjoeli, une responsable de la police de la ville.

«Il a été hospitalisé dans un état désespéré», a-t-elle dit.

L'homme, âgé de 53 ans, et la victime, une femme de 41 ans qui suivait une formation d'institutrice, étaient d'anciens concubins, a précisé Mme Sjoeli.

Le drame s'est produit sur un parking situé entre une école primaire, où la femme faisait un stage, et une crèche. Selon la police, la vie des enfants n'a à aucun moment été mise en danger.

( phy/Dt/dla )




Trois personnes tuées dans une garderie en Belgique

23 01 2009

( Agence France-Presse - Bruxelles ) - Un enfant blessé vendredi durant l'agression dans une crèche de Termonde, au nord-ouest de Bruxelles, est décédé, portant le bilan de la tuerie à trois morts, a annoncé le procureur local Christian Du Four lors d'une conférence de presse.

Une dizaine de personnes ont également été blessées, «dont certaines grièvement», a-t-il ajouté.

L'agresseur a pénétré vers 10H du matin dans le bâtiment. Il s'est rendu directement à l'étage dans la crèche où se trouvaient 18 enfants, dont les plus âgés étaient âgés de 3 ans, et 6 adultes.

L'homme, qui s'était peint le visage en noir et blanc, «a alors sorti un couteau» pour s'en prendre aux très jeunes enfants. Il a été ultérieurement interpellé par la police, selon le procureur.

Un porte-parole du ministère de l'Intérieur avait auparavant fait état de deux morts, un adulte et un enfant, un bilan qui avait été confirmé par la police locale.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

23 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le vendredi 23 janvier 2009

Aujourd'hui:

Ennuagement graduel. Neige débutant en mi-journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h avec rafales à 40 en mi-journée. Maximum moins 8. Refroidissement éolien de moins 30 ce matin.

Ce soir et cette nuit:

Neige. Accumulation de 10 cm. Vents du nord-est de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers vers minuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 7 ce soir puis à la baisse.

Samedi:

Neige cessant le matin. Dégagement par la suite. Poudrerie par endroits en matinée. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers en fin de journée. Températures stables près de moins 16. Refroidissement éolien de moins 28.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 29. Maximum moins 20.

Lundi:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 16.

Mardi:

Ensoleillé. Minimum moins 22. Maximum moins 16.